Beaucoup de professionnels du référencement se demandent si un code HTTP 404 envoie un mauvais signal à Google pour l’ensemble d’un site.

La réponse est oui, mais pas comme on pourrait le penser.

Une erreur 404, en elle-même, n’est pas un critère de classement. Une page supprimée ou un lien cassé ne fait pas chuter automatiquement un site dans les résultats de recherche. Google l’a confirmé depuis longtemps. Susan Moskwa, ancienne analyste chez Google, expliquait déjà en 2011 que les erreurs 404 font partie du fonctionnement normal du web. Les moteurs de recherche savent les gérer.

Google préfère même recevoir un vrai code 404 ou 410. Cela permet de comprendre clairement qu’une page n’existe plus ou a été supprimée volontairement. Les consignes de la Search Console vont dans le même sens.

Pourquoi les erreurs 404 peuvent poser problème

Les erreurs 404 peuvent avoir des effets négatifs indirects.

D’abord, l’expérience utilisateur. Cliquer sur un lien qui mène à une page introuvable est frustrant. Beaucoup d’internautes quittent alors le site. Or, le comportement des visiteurs compte. Un départ rapide peut indiquer à Google que le contenu ne répond pas aux attentes.

Ensuite, la perte de popularité. Les liens internes ou externes qui pointent vers une page supprimée ne transmettent plus de valeur. C’est du potentiel SEO perdu.

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Comment repérer les pages en erreur

Il est important de repérer et corriger les erreurs 404, surtout lorsqu’on observe une baisse de trafic naturel. Plusieurs méthodes existent.

La Search Console est un bon point de départ. Le rapport Pages affiche les URL non indexées et précise la raison, comme une erreur 404 ou 410. Il faut vérifier que ces pages ont bien été supprimées volontairement et s’assurer qu’aucun lien interne ne pointe encore vers elles. Pour cela, il suffit d’ouvrir l’URL concernée et de consulter les pages ou sitemaps associés.

Google Analytics peut aussi aider. Il faut d’abord connaître le titre affiché sur la page 404 du site. Pour le trouver, il suffit d’entrer une adresse inexistante sur le site et de regarder le titre de la page. Ensuite, dans le rapport Pages et écrans, section pages de destination, il faut afficher le titre de la page et l’URL, puis rechercher ce titre. Cela permet d’identifier les pages 404 qui reçoivent encore des visites.

Les outils tiers sont également très utiles. Des plateformes comme Semrush ou Ahrefs détectent les liens externes qui pointent vers des pages en erreur. Dans Semrush, l’audit de backlinks permet de repérer les liens cassés et de voir combien de domaines renvoient vers chaque page concernée. Les robots d’exploration comme Screaming Frog sont efficaces pour détecter les liens internes cassés.

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Les bonnes pratiques à appliquer

Une fois les erreurs identifiées, certaines bonnes pratiques s’imposent.

Si une page supprimée recevait des liens importants, il peut être judicieux de la remettre en ligne. Autre solution, mettre en place une redirection 301 vers une page très proche en termes de contenu. Google ne transmet la valeur des liens que si la page de destination est vraiment similaire.

Il faut éviter de rediriger toutes les pages 404 vers la page d’accueil ou vers une page sans rapport. C’est déroutant pour les visiteurs et peu efficace en SEO.

Dans certains cas, il vaut mieux ne pas rediriger du tout. Une page 404 bien conçue, avec un message clair et un moteur de recherche interne, peut aider l’internaute à trouver ce qu’il cherche et limiter la frustration.